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Journée 2 : byzance sur les apparts sympa

Lundi 7 décembre 2009

Autant hier, j’étais plutôt déçu à la fin de la journée, autant aujourd’hui, les trois appartements que j’ai visité étaient bien. Ça me remonte un peu le moral, du coup !

Le premier appartement est un studio de 27 m² sur le boulevard de Rochechouart, bien placé, dans un immeuble plus agréable que ce ça quoi je m’attendais. La vue n’est pas top (comprendre que c’est un mur sur l’immeuble d’en face) mais au prix imbattable de 568 € charges comprises, je signe n’importe quand. Chauffage et eau chaude individuels au gaz.

Le deuxième appartement est celui que j’ai le moins aimé de la journée. Un studio de 24 m² très mal agencé, avec une salle de bains qui doit bien faire à peu près un tiers de la surface de l’appartement. La vue sur l’église Saint-Ambroise est quand même reposante mais je ne suis pas sûr qu’elle vaille les 850 € cc (vous avez bien lu ; et le chauffage est individuel).

Le dernier appartement est mon coup de cœur de la journée : un T2 de 35 m²  à côté de Gare de l’est pour 835 € cc. Je n’étais pas très sûr d’aimer l’endroit avant d’y aller mais tout compte fait, cet appart’ est vraiment bien. Lorsque j’y suis allé, la propriétaire m’a proposé de signer tout de suite et j’ai (bêtement ?) refusé pour prendre le temps de réfléchir. Maintenant, j’espère que je vais réussir à l’avoir parce que si ça n’était pas le cas, je m’en voudrais d’avoir repoussé mon accord (la prochaine fois, je donne mon accord de principe tout de suite, c’est idiot de réfléchir quand on a un coup de cœur de toutes façons).

Cher lecteur, tu va encore me dire que ce billet n’est pas très touffu et tu auras raison, mais c’est qu’à force d’être malade, de me lever aux aurores et de marcher toute la journée, je suis complètement fatigué le soir moi… alors, je vais me faire une tisane et te tiens au courant, en espérant pouvoir te dire que je vais habiter bientôt près de Château-Landon !

Journée 1 : c’est fatigant de marcher

Samedi 5 décembre 2009

Cette première journée de recherche a été plutôt bien remplie. J’ai commencé par contacter les offres que j’avais notées la veille, puis j’ai mis à jour mon classeur avec de nouvelles, aussi bien du Particulier que d’agences. Cependant, il semble que le samedi ne soit pas la meilleure journée pour démarcher les agences : beaucoup n’ont pas répondus à mes appels téléphoniques et certaines avaient leur département Location fermé le samedi. Du coup, à midi, je n’avais qu’un seul rendez-vous pour la journée : à 14 H, un studio de 35 m² situé rue des Boulets (héhé, je ne sais pas vous, mais j’ai toujours rêvé d’habiter là-bas) et je suis donc parti dans l’objectif de faire une tournée des agences physiquement, plutôt que par téléphone.

Direction Jules Joffrin, je parcours la rue Ordener. Il y a beaucoup d’agences sur cette rue, et elles sont pour la plupart ouvertes le samedi (note : il faut distinguer les agences qui disent qu’elles sont ouvertes le samedi et celles qui le sont vraiment ; les premières se confondent avec les agences immobilières en général alors que les deuxièmes sont un sous-ensemble un peu particulier). Je donne à chaque fois mes critères de recherche — en simplifié, hein : un studio ou un petit deux pièces, sur le métro 4 au nord de Châtelet, 9 ou 2, pour environ sept-cent cinquante euros. La première agence me propose deux biens qui correspondent (et qui, sur le papier, ont l’air bien) mais je dois rappeler lundi parce que « la personne qui s’en occupe ne travaille pas le samedi ». La deuxième me propose aussi quelque chose mais le seul créneau pour la visite c’est 14 H : comme je suis déjà pris, on replanifie ça mardi après-midi. Les autres agences ne donnent rien d’intéressant et, mine de rien, il commence à être l’heure de mon rendez-vous : je file donc rejoindre le métro 9. (Au passage, je marchais vers l’ouest alors que je croyais que je marchais vers l’est. Ça m’arrive tout le temps ce genre de trucs, c’est rageant.)

Autant être franc : l’appartement que j’ai visité n’était pas terrible. Déjà, les gens qui sortaient de la visite avaient tous un air exaspéré : « ça devrait pas être permis de louer un truc pareil », « moi j’ai pas donné de dossier, il faut pas rêver ». Ambiance. Au bout d’un moment, le propriétaire vient chercher les gens qui étaient en bas. Un type patibulaire1, avec qui j’ai partagé un moment angoissant dans l’ascenceur où il me décrivait avec enthousiasme son embonpoint  et les conséquence que ça avait sur le nombre de personne qui pouvait tenir dans l’ascenceur (« parce que voyez vous, comme je pèse cent vingt kilos, avec mes bourrelets, je compte pour plus d’une personne, mais quand on est gros, il faut en être fier, c’est ce qu’on est, moi je suis gros, et voilà tout »). Hum.

Quant à l’appart’, il était vraiment mal agencé : 35 m² dont probablement 9 m² de couloir, une grande pièce à vivre mais pas d’emplacement pour un lave-linge. Niet, donc. Petite perle, je vous laisse apprécier le « balcon plein ciel » :

Balcon ouvert sur le ciel

La photo est mal cadrée, il doit aussi y avoir une dizaine de centimètres en amont du pot de fleur. Enfin, de là à qualifier ceci d’un « balcon »…

Une fois sorti, je suis remonté vers République, en continuant à m’arrêter dans les agences sur mon chemin. Pas beaucoup de succès non plus, mais une petite anecdote que je me dois de vous raconter. Je rentre dans une étude dont les locaux étaient un peu étroits : la pièce principale, tout en longueur, était séparée par un bureau derrière lequel se trouvait une petite fille d’une dizaine d’années, les yeux bleus et le regard sage, en train de cliquer sur l’ordinateur de l’agence. Je lui fais un sourire en lui disant bonjour, j’entends son père parler au téléphone dans la salle du fond. La fillette me demande pourquoi je viens, je lui explique que je cherche à louer un studio ou un deux pièces, et elle me répond que la personne qui s’en occupe est parti en disant qu’elle revenait dans cinq minutes mais que, elle, n’y croyait pas trop, et qu’elle pensait que ça mettrait plus longtemps que ça. L’homme au téléphone passe dans la pièce, je lui redis la même chose, et il me répond également que le chargé des locations est parti et que le plus simple est qu’il me donne sa carte pour que je le rappelle lundi. Puis, il repart dans une autre pièce : je m’aperçois alors qu’il y a d’autre clients, et qu’il est en rendez-vous avec eux. Pendant ce temps, la petite fille aux cheveux blonds et aux mimiques malicieuces me regarde et me demande le plus naturellement : « vous cherchez à Paris ou en banlieue ? » Moi : « Paris, c’est mieux. » Elle : « Quelle surface vous voudriez avoir ? » « Oh, environ 25 mètres carrés. » « Pour un studio ou un deux pièces ? » « Oui, exactement. » « Et quel est votre budget ? » « À peu près 750 par mois. » « J’ai un grand studio pour 595 €, à Créteil. » « Ah oui, mais ça n’est pas à Paris, ça ! » « Ah alors j’ai Montorgueil, 650 €, 20 mètres carrrés. » « Ah pourquoi pas, c’est dans Paris ça, mais je sais pas où c’est. » « Hum — elle fait la moue — moi non plus je ne sais pas où c’est. » Et, à ce moment là, les clients sortent de leur pièce, puis font signe à leur fille, qui me fait un dernier sourire et passe sous le bureau rejoindre ses parents. Ah. Donc, la fille, c’était la fille des clients, et pas du tout la fille de l’agent immobilier. Et, à priori, c’était la première fois qu’elle utilisait ce logiciel. Bien. L’agent immobilier, quant à lui, me regarde une dernière fois, me tend une carte, et avant de me laisser, me confie : « je ne peux pas vous aider, mais rappelez mon collègue lundi, lui pourra vous dire si on a des choses en location qui peuvent vous intéresser. »

De retour dans mon périble, sur le chemin vers République : toujours rien. J’ai terminé en sautant à Château Rouge en métro et en poussant jusqu’à Porte de Clignancourt mais, hélas, rien non plus de ce côté là.

Même si la journée était quand même bien fatigante, j’ai pu amasser une dizaine de cartes de visites, passer au moins une cinquantaine de coups de téléphone, me rendre compte que ça n’est pas que pour l’effet psycho-dramatique que l’on dit que le marché des locations est un peu bouché à Paris, et trouver le courage de rappeler d’autres annonces de PÀP une fois revenu à la maison. Demain, j’ai trois visites de prévues : un studio à côté de Barbès, un autre près de Saint-Ambroise et un deux pièces à côté de Château-Landon.

À demain !

  1. mais presque, comme dirait Michel — merci Mat pour la correction []

Journée 0 : c’est fatiguant de se préparer

Samedi 5 décembre 2009

Alors, je suis à peine rentré hier de Chine, et je n’ai même pas eu le temps de lire mes mails, d’aller sur Facebook ou faire quoi que ce soit de reposant après douze heures dans un avion. Par contre, j’ai préparé mes dossiers : j’ai un un document Word de trente-deux pages avec mes pièces justificatives et un autre de dix-huit avec celles de mon papounet (il lui en manque quelques unes, j’espère que ça ira pour le moment — et de toutes façons je vais essayer de ne pas avoir à m’en servir comme garant si je peux). J’ai aussi des petites fiches de visites avec toutes les questions que je peux me poser, histoire de ne pas en oublier (car je suis en peu tête en l’air) : l’étage, s’il y a un gardien, comment arrive l’eau chaude et le chauffage et qui la paye, etc…

Le planning pour aujourd’hui : aller chercher un recommandé à la Poste, pour commencer. Ensuite, s’il ne fait pas nuit quand j’en sors (non je blague ça n’est jamais aussi long que ça un bureau de poste) j’appelle une douzaine d’agences et de particuliers que j’ai repéré hier soir sur www.pap.fr et www.seloger.com et j’enchaîne un maximum de visites. Au pire, si je n’ai pas de contacts, je pars à l’aventure dans le 18e et je frappe chez les agences immobilières au hasard en leur demandant s’ils ont des trucs.

Désolé de ne pas avoir été hyper proche de mon mail, de MSN et de FB hier soir, je te fais plein de bisous quand même lecteur adoré !

(Et pour me faire pardonner, je rajoute même la fiche de visite dont je t’ai parlé. Tu va pouvoir te moquer du fait que je ne pense vraiment à rien parce qu’il y a vraiment de tout comme questions dessus !)

Deux semaines, un appart’

Mardi 1 décembre 2009

castle

Une fois n’est pas coutume, l’histoire que je vais vous raconter aujourd’hui n’est pas une fiction. Mieux, vous allez la découvrir au fur et à mesure qu’elle se déroulera. Deux semaines, un appart’ : c’est le temps qu’il m’est donné pour trouver un appartement à louer sur Paris.

Pour le moment, mes critères sont comme suit, par ordre décroissant d’importance (mais cela dit, ils vont probablement évoluer selon les résultats de mes recherches) :

  • je cherche un studio vide (non meublé) d’au moins 29 mètres carrés pour moins de 750 € charges comprises ou 800 € cc lorsque celles-ci comprennent le chauffage ;
  • je me cantonne à la rive droite (le nord) parce que je vais rarement de l’autre côté de la Seine ;
  • il faut que l’appartement soit proche des transports, idéalement sur M1, M2, M3, M4, M8, M9 ou à une station ou deux de correspondance de ces lignes ;
  • j’aimerais avoir une baignoire, une cuisine séparée, un emplacement pour mettre un frigo, une cave sèche, pas de plaques de cuisson fournies avec l’appart (ou alors, au gaz ou induction) ;
  • du parquet (pas flottant) et des murs blancs ;
  • un gardien (toujours pratique pour les colis et recommandés).

Niveau timing, je rentre d’une mission à l’étranger ce vendredi, je commence donc mes recherches à partir du samedi 5 décembre. Je reprends l’avion pour la Chine le mardi 22 décembre, mon objectif va être d’avoir signé le bail avant.

J’ai déjà commencé à rassembler les documents suivants me concernant :

  • pièce d’identité ;
  • relevé d’identité bancaire ;
  • chèque annulé ;
  • attestation de bonne tenue de compte de ma banque ;
  • taxes foncières 2008 et 2009 ;
  • taxes d’habitation 2008 et 2009 ;
  • avis d’impôt sur le revenu 2008 et 2009 ;
  • mon contrat de travail ;
  • une attestation d’emploi ;
  • mes trois derniers bulletins de paie.

Comme mon père est supposé se porter garant, je lui ai également demandé de m’envoyer par la Poste une copie des mêmes documents. Si tout se passe bien, je devrais les recevoir d’ici samedi. Cela dit, pour compliquer un peu mes recherches, je vais quand même essayer de trouver un propriétaire qui accepterait de ne pas avoir de garants : en jouant sur le fait que je gagne beaucoup plus que le montant du loyer, je me demande si ça peut passer.

Pfiou. Plus que quelques jours avant de rentrer en France, je regarde les annonces, principalement via pap.fr et seloger.com, histoire de me faire un peu une idée.

Ami lecteur, si tu veux boire un verre avec moi ce WE, profites-en, j’en ai grave envie. Et si tu as des idées, des conseils ou quoi que ce soit qui pourrait m’être utile, n’hésite pas non plus !

À bientôt pour la suite !