À propos

14 octobre 2008 — publié par cwis

S’il devait être un jour réalisé une compilation des choses parfaitement inutiles que quiconque devrait avoir sur lui, chacun aurait alors probablement un avis différent sur ce qu’amener avec lui. Faites le test autour de vous : votre pôpa choisira peut-être son kit audio 5.1 portatif, tandis que la fille de votre jardinier ne jurera que par son iPod dernière génération.

Cependant, il suffit de modifier légèrement la question pour obtenir une réponse bien évidemment universelle. Imaginez la scène : vous êtes chez votre ami artisan boulanger et vous faites joyeusement partie de la file d’attente, lorsque votre voisine d’infortune vous demande quels objets vous prendriez avec vous si vous deviez partir à l’instant dans un pays étranger. Là, sans détour, votre sang ne fait qu’un tour. Surpris par tant d’innocence, vous ne pouvez que réciter ce que vous dicte votre bonne conscience ; il vous faut :

  • un livre, pour le voyage ;
  • une plante verte, pour les mêmes raisons ;
  • un tube de dentifrice ;
  • une serviette (car vous avez lu les guides touristiques de Douglas Adams) ;
  • un livre de traduction universel.
Il ne fait nul doute que vous avez parfaitement raison quant à votre liste d’items. Bien que la communauté diverge présentement quant à l’utilité d’emporter  la plante verte, vous avez eu raison d’emporter votre livre de traduction universel.
 
La suite de cette page est destiné aux « meskikidi ».
 
Le livre de traduction universel est un manuscrit fort ancien, écrit par des moines voyageurs, probablement entre les années 139 et 1942 après J.C. Il s’agit plus précisément d’un codex, c’est-à-dire d’une compilation de textes de divers auteurs sur le même sujet. Ce livre traite part de la conclusion fort simple qu’un voyageur pourra s’exprimer avec n’importe quel étranger pourvu qu’il maîtrise certaines expressions forts simples, et se donne pour objectif de les traduire dans toutes les langues connues. Ces expressions sont les suivantes :
  • Appelez-moi le directeur !
  • Non… vous dites ça — sous le coup de l’émotion, mon bon ami — parce que, précisément, vous êtes énervé.
  • Oh, pensez-vous ! quand on peut rendre service.
  • C’est vous qui voyez.
  • Y’en a aussi.
Il est de notoriété publique que ces locutions vous sortiront de n’importe quelle situation délicate, et ce dans n’importe quelle contrée — et oui, cela marche même en Bretagne.
 
Aussi, si la plupart de ces phrases ont été traités par des auteurs de renoms, la dernière phrase du codex restait, à ce jour, méconnue du grand public. Précisément, voilà l’objectif de ce blogue.


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